L’importance d’être jolie

Hier, mes filles commençaient leur camp de gymnastique qui dure toute la semaine. Le niveau d’anxiété de ma plus jeune est déjà élevé, avec le spectre d’une rentrée dans une nouvelle école dans quelques semaines, un nouveau chez-soi, un nouveau quartier, une nouvelle vie, avec un fond d’émotivité d’avoir laissé tant d’êtres chers derrière elle. Bref, hier matin, toutes ces émotions sont sorties un peu tout croche, et ma belle cocotte ne voulait ni enlever son pyjama, ni déjeuner, et encore moins se brosser les dents et les cheveux pour aller à son camp. J’ai réussi à la faire monter dans la voiture de peine et de misère, et à 100 mètres de notre destination, elle a fondu en larmes, de gros sanglots lourds de toute son inquiétude. C’est une petite fille à l’allure peu invitante que j’ai laissée au centre sportif: cheveux en bataille, visage rougi par les larmes, air contrit. Je suis repartie dans ma voiture inquiète, me disant qu’elle venait de manquer sa chance de faire une bonne première impression.

Sa grande sœur, elle, avait compris l’importance de bien paraitre pour attirer de nouvelles amies: elle portait ses vêtements préférés, s’était fait une belle coiffure. Elle a tout de même vécu l’embarras lors de sa séance de gymnastique, lorsqu’elle a dû enfiler le vieux costume donné par sa cousine, usé à la corde et un peu démodé. « J’ai entendu des filles rire de moi. »

Après leur première journée, nous sommes donc allées dans une boutique spécialisée acheter de nouveaux costumes pour le lendemain, chose que j’aurais dû faire avant le début du camp (j’espérais secrètement que les enfants fassent de la gym en tenue ordinaire, mais j’étais dans l’illusion, car toutes les petites filles avaient de magnifiques costumes, comme j’aurais dû le savoir!) J’ai ajouté à la facture salée un accessoire à cheveux assorti pour ma plus jeune, ce qui a eu l’effet souhaité de la motiver à avoir une belle coiffure ce matin. J’ai reconduit pour leur deuxième journée deux petites filles souriantes et confiantes que tout se passerait bien, malgré les commentaires de mon ainée sur son petit bedon qu’elle trouvait un peu trop rond dans son nouveau vêtement: « Je suis grosse! »

Alors que je constate que ma plus vieille, qui n’a pas encore 10 ans, est déjà presque obsédée par son apparence physique, je m’inquiète tout autant pour ma plus jeune, chez qui une allure trop négligée reflète parfois un mal-être intérieur. Protéger l’une de l’obsession futile, protéger l’autre du rejet: c’est tout un défi pour une maman de bien doser ses mots et ses actions afin d’inculquer à ses filles de bonnes valeurs et une image de soi positive.

Ma fille de 9 ans sur facebook


Je l’avoue, j’ai moi-même inscrit ma fille de 9 ans sur facebook en lui déclarant une fausse date de naissance. L’an dernier, elle s’était inscrite elle-même sans ma permission, et je l’avais forcée à modifier sa date pour la vraie. Trente minutes plus tard, elle était évincée du site. Je lui avais promis qu’elle pourrait s’inscrire comme sa cousine à la fin de sa 6e primaire, malgré ses pleurs et supplications et ses « touuuus mes amis sont sur facebook… » (ce qui est faux).

Mais voilà, un an plus tard, j’ai plié, face à un déménagement à l’âge où déjà les amis priment sur tout. Pour amenuiser sa peine, je lui ai dit qu’elle pourrait avoir son compte et garder contact avec eux. La création du compte était prévue au lendemain de mon retour de voyage en mai. Chose promise, chose due. J’ai créé le compte moi-même, choisi la photo de profil, ajusté les paramètres, et je me suis ajoutée comme première amie, l’esprit tranquille que je veillerais au grain.

Quelques minutes plus tard, elle avait déjà partagé 15 images de Zelf. Il a fallu que je lui explique qu’il fallait un peu se limiter dans les partages, parce que je serais vite tannée de voir des choses aussi insignifiantes sur mon fil d’actualité. Elle a bien compris et a donc occupé son temps à changer sa photo de profil pour une au look ado, avec rouge à lèvres et un petit air provocant. My god. Puis elle a fait des demandes d’amitiés.

À la fin de la journée, elle avait 15 amis.

Le lendemain, 29. Un mois plus tard, 47, dont 9 en commun avec moi et plusieurs que je ne connais pas.

Tel que prévu, au bout de 24 heures (et quelques fois par la suite), j’ai fait une inspection de son compte: fil d’actualités, conversations privées. Son fil d’actualité n’a rien à voir avec le mien. Aucun article intéressant, quelques vulgarités, quelques messages pacifiques. Des publications du type: « Si tu n’aimes pas, tu n’as pas de coeur » avec une photo de chien martyrisé… Que ma fille s’empresse chaque fois de « liker » et parfois même de commenter. D’autres publications qui demandent à choisir entre telle ou telle image, et enfin des trucs du genre: « De quoi auront l’air tes enfants plus tard? ». Quelle perte de temps, que je me dis, me rassurant sur ma propre addiction en constatant que mon fb est tellement plus valable! Dans la boite des dialogues, suite à ce premier 24 heures, l’une des conversations avec un garçon de sa classe avait pris un tournant que j’ai peu apprécié. Elle se plaignait de ses parents colériques, avec en prime un échange léger de sacres en français et en anglais. Je suis intervenue sur le champ, sans perdre mon calme. J’étais un peu triste et déçue de voir les propos échangés, en même temps que sous le choc de voir ma fille déjà si grande.

L’instant d’après, elle publiait son premier statut, avec l’émoticon « inquiète », avisant ses amis à coups de fautes d’orthographe que sa mère avait son code et que tout ce qu’ils lui écriraient serait lu, et que les personne trop vulgaires seraient retirés de sa liste. J’ai répondu avec humour que si elle continuait à faire tant de fautes, elle devrait le recopier 20 fois. Mais en gros, le message était passé.

Ma fille de 9 ans sur facebook? Après coup, j’ai un peu eu l’impression de l’avoir envoyée dans la jungle et j’ai vite regretté ma promesse, faite un soir de culpabilité. Aux parents qui résistent, je dis… continuez!

Notre déménagement et ma décision d’attendre à l’automne pour faire brancher l’internet tombent à point. Au bout d’une semaine sans wifi, la voilà déjà désintoxiquée.

Moi, j’ai mon téléphone et mon 3G…

Un grand saut dans le vide

imageIl y a 6 mois, je lançais discrètement ce blogue. J’avais enfin un projet de vie doublé d’un projet d’écriture. Vivre ailleurs en famille. Je me voyais dans un pays lointain, à raconter notre adaptation à tous, notre grande aventure. Je me retrouve aujourd’hui avec un nom de blogue dont je ne sais que faire. Oui, je suis ailleurs, dans ma vie. Et oui en famille, mais pas la famille dont je parlais au début. Mon mari n’a pas voulu abandonner son entreprise de construction de chaloupes, et j’ai accueilli ça sans problème, mais il a quitté le bateau de notre projet de partir vivre en ville, qui au bout du compte n’avait rien d’un projet commun. Il va rester dans la région, et déjà nous avons commencé la valse des enfants qui se promènent le week-end et qui voient leurs parents chacun son tour.

Même si c’est ma décision, ce n’est pas facile de quitter ma maison, mon travail et mes collègues dont plusieurs sont devenus des amis, de déraciner mes enfants d’où ils ont grandi, de partir dans une nouvelle ville avec même pas un emploi pour m’ancrer. J’ai eu tout un choc de réaliser que mon mari venait de me quitter par-dessus le marché.

C’est un grand saut dans le vide.

Devant la situation, mon directeur m’a offert de rester. De sous-louer mon apparte en ville, de louer rapidement quelque chose dans mon village et de sécuriser mon avenir. La solution plus facile sur un plateau d’argent. Il m’a donné la semaine pour y penser.

Je n’y ai pensé que quelques minutes en séchant mes larmes, entourée de mes précieuses collègues de travail. Je me suis dit que si je ne partais pas maintenant, j’abandonnerais aussi mes rêves, du moins ce qu’il en reste. Alors j’ai décidé de foncer et d’avoir confiance que tout serait pour le mieux.

« Laisse tes rêves changer ta réalité
Ne laisse pas ta réalité changer tes rêves. » (auteur inconnu)

Partir vite

J’ai toujours pensé qu’un grand changement dans la vie devait se faire de façon bien planifiée. Ça fait déjà 4 ans que j’avais des envies de partir vivre autre chose ailleurs. De l’Ile-du-Prince-Édouard à la Côte-Nord, à Rimouski, en passant par le Yukon et autres terres éloignées, j’en ai regardé des offres d’emploi au cours des dernières années. Chaque fois, mon mari me disait: « Let’s go now! » Mais je ne pouvais pas quitter mon emploi vite comme ça, vendre la maison et déraciner les enfants en deux semaines, sans préavis. Quand je dis que je ne pouvais pas, ce n’était pas que de façon logistique, mais aussi de façon morale. Dans mon système de valeurs, un grand changement, ça se prépare à l’avance, surtout quand on a des enfants à bousculer.

Alors voici qu’on s’y est pris 6 mois d’avance, à ma façon. On a vendu la maison en janvier pour un déménagement en juin. On a statué sur la destination, loué un appartement, inscrit à l’avance les enfants à l’école dans notre nouvelle ville, avec du temps pour que tout le monde puisse se faire à l’idée du départ.

La vie a donc le don de nous montrer qu’on n’a pas toujours raison. Depuis de nombreuses semaines déjà, ma plus jeune compte les jours qui restent avant la fin de l’année scolaire. Pas qu’elle a hâte que ça finisse, car elle adore l’école. Non, c’est plutôt un lent décompte de tristesse des jours qui restent avant de quitter ses amies, son milieu, et tout ce qu’elle connait. Dans ma carte de fête des mères, elle a même écrit, de sa belle calligraphie d’enfant de première année: « Maman, avec toi, je voudrais jamais, jamais, jamais aller vivre en Nouvelle-Zélande ». J’ai failli pleurer. On ne part pas pour la Nouvelle-Zélande, comme on y a bien pensé en vendant la maison, mais cette phrase traduit quand même pour moi toute la peine de mon enfant, peine qui semble grandir au fur et à mesure que le départ approche.

De mon côté, j’ai vécu des doutes, des revirements de sentiments, et même des avancées sur le plan de l’emploi, alors que j’avais décidé de partir en bonne partie à cause des mes frustrations professionnelles. Plusieurs fois par jour, je me suis demandé si on avait pris la bonne décision, et j’ai passé les six derniers mois à vivre ma vie comme si je n’avais déjà plus rien à faire ici, sans m’investir.

Encore 17 jours avant le départ. Il m’en aura fallu beaucoup plus pour apprendre qu’un changement bien planifié peut avoir ses revers.

10 bonnes raisons de préférer la ville

J’ai grandi dans le quartier Limoilou à Québec. J’ai vécu un an à Vancouver, trois ans à Bruxelles, 5 ans à Montréal. J’ai aussi vécu trois ans à Comox (12 000 habitants, sur la bucolique île de Vancouver), un an à Saint-Joseph-de-Beauce (5000 habitants) et finalement 9 années à Beauceville (6004 habitants, incluant ma petite famille). On peut dire que j’ai une opinion fondée sur le sujet : la campagne a ses avantages, mais je préfère vivre en ville.

Voici 10 raisons pour lesquelles je suis une incontestable citadine :

1 – En ville, c’est possible d’être indépendante face à sa voiture.

Quand j’enseignais à Montréal, à distance de marche, je pouvais travailler dans une vingtaine d’écoles. À distance de métro, j’avais accès à la commission scolaire au complet. Ici, en Beauce, je roule, je roule, je roule. Quatre-cents kilomètres par semaine cette année, juste pour me rendre au travail. Ouf. En fait, on ne va nulle part à pied, même pas au dépanneur.

2- Marcher en ville, c’est tellement mieux!

Partir de la maison à pied et avoir 50 choix d’itinéraires. Découvrir sans cesse de nouveaux coins, un petit café, une ruelle fleurie. Déambuler sans but pendant des kilomètres, à admirer l’architecture urbaine et aboutir dans une fête de quartier ou un quelconque festival… Ça c’est la ville comme je l’aime…

Marcher en campagne? Ici où je vis, c’est l’éternel rang Saint-Joseph, les mêmes maisons, le long changement des saisons dans la même forêt. Et malgré que ça soit quand même joli, une fois la forêt bien feuillue en été, j’ai peur dès que j’entends grouiller dans le boisé. Un ours? Un coyote? Un chasseur??? Sans blague, je me sens pas mal plus en sécurité à travers le monde!

3 – C’est plus facile de se garder en forme en ville.

Je connais tellement de monde en ville qui marche pour aller au travail ou faire les courses, ou qui prend sa bicyclette. Des heures d’exercices chaque semaine, juste pour se déplacer. En campagne? Les fesses au chaud dans sa voiture, on trouve toujours un espace de stationnement à la porte! On ne fait même pas d’exercice pour pelleter notre stationnement nous-même, il est tellement trop grand qu’on engage un pro pour le faire!

4 – La ville est plus sécuritaire, malgré ce qu’on pourrait croire.

Je ne parle pas de mes peurs irrationnelles lorsque je marche dans un rang peu fréquenté… Je parle des kilomètres de route de campagne, beau temps mauvais temps, été comme hiver, pour me rendre au travail. Faire des prières au volant de ma voiture, des soirs de tempête où j’ai dû aller enseigner à 65 km de chez moi. Revenir à 30 km à l’heure sur une route secondaire glacée en me demandant si je vais finir dans un fossé. Avoir le cœur qui bat trop fort après avoir croisé un chevreuil en me disant que j’aurais bien pu le frapper si j’avais eu le pied trop pesant… Quel stress. Je ne m’ennuierai pas de ça. Vive la ville, malgré ses embouteillages.

5- En ville, c’est plus facile de sortir prendre un verre (et d’entretenir ses amitiés).

C’est pas compliqué, depuis que le bar le plus proche se trouve à 16 km de ma maison, c’est-à-dire depuis 10 ans, je ne sors plus. J’ai quelques amis ici qui ont eu le malheur de le faire, de se penser correct, et de perdre leur permis de conduire… Vive la ville, où tu peux sortir à pied, t’éclater aussi tard que tu veux et rentrer pour pas cher en taxi! Bref, depuis que je vis à la campagne, je bois seule dans mon salon. C’est pas trop sain.

6 – En ville, l’anonymat, c’est possible.

En campagne, quand quelqu’un te demande où tu habites, il ne veut pas juste savoir quelle municipalité, quel quartier ou même pousser l’audace jusqu’à savoir sur quelle rue tu restes… Non, il veut savoir quelle maison. Si tu lui dis c’était qui le propriétaire avant toi, et qu’il le connait, bingo, il est heureux de savoir où tu restes! La question suivante que tu te fais poser est « c’est qui ton père? » parce que forcément, un petit lien de parenté, ça fait toujours plaisir à découvrir…

7 – En ville, on se fout de ce que pensent les voisins.

J’adore mes voisins de la campagne. Ils sont vraiment gentils. Mais sérieux, quand on va partir, je vais frotter en maudit, au cas où les nouveaux propriétaires se mettraient à leur dire que j’étais juste une malpropre. Même 100 kilomètres plus loin, je vais encore m’en faire avec ce que mes (ex-) voisins pensent de moi…

8 – Il y a plus d’activités à faire en ville.

J’ai vraiment hâte d’enfin pouvoir m’inscrire à des cours de portugais, et de pouvoir me réinscrire à des cours de yoga. En région, ce qui m’intéresse est soit inexistant, ou alors l’offre est mince et ça ne cadre pas dans mon horaire. Et je ne vous parle pas de la désolante programmation de l’unique cinéma, où on joue rarement les films que je veux voir.

9 – On peut généralement trouver la campagne en ville, mais pas le contraire.

Qu’on pense à Central Park, à Stanley Park, au Mont-Royal ou aux plaines d’Abraham… L’escapade-nature en ville, c’est généralement possible. Le contraire ne s’applique malheureusement pas (désolée, mais une SAQ, un IGA, un Tim Hortons et deux pharmacies, je n’appelle pas ça un centre-ville… c’est un centre-village!!!)

10 – En ville, c’est moins cher.

Une étude récente démontre que la vie en ville coûte moins cher qu’en région. 3000$ de moins par année pour une famille de quatre. Surprenant, non? Ça s’explique facilement avec les frais de la voiture, dont on ne peut se passer en campagne. Je pense aussi que c’est le coût du American Dream, auquel on se laisse plus facilement tenter en région : la maison, le terrain, les autos, et l’entretien de tout ce beau style de vie. Il ne reste plus un sou pour sortir de son trou.

 

Note : Mes chers amis Beaucerons, prenez-le pas personnel… je vous aime d’amour, comme je l’ai exprimé dans ce récent article

Hommage à la Beauce que je quitte

Dans quelques semaines, je retourne « vivre en ville », entrainant avec moi enfants et mari. Avant de partir, il me semblait impératif de rendre hommage à la Beauce que je quitte, dix ans presque jour pour jour après notre arrivée dans cette belle région du Québec.

Voici donc 16 coups de cœur de ma vie en Beauce.

1 – Le village de Saint-Joseph, où on a passé notre première année dans la région. Les couchers de soleil et la vue sur la vallée de la Chaudière qu’on avait de notre appartement, où j’ai vécu mes derniers mois de grossesse et les premiers mois heureux de ma vie de nouvelle maman. À Saint-Joseph, même les tempêtes étaient belles à regarder!

2 – Notre maison à Beauceville, qui a vu grandir mes deux filles. Tout l’amour qu’on a mis à la rénover… Prendre mon café au bord des fenêtres donnant sur la grande cour boisée, c’était un bonheur à chaque saison.

3 – La ville de Beauceville, pour ses services aux citoyens, sa bibliothèque municipale si bien garnie, sa patinoire qui a vu naitre la meilleure hockeyeuse olympique de tous les temps, sa piscine, son île Ronde animée, et même ses inondations si impressionnantes!

4 – Le camp de jour de la ville de Beauceville, le meilleur de toute la province🙂 Mes filles y ont passé un été 2015 mémorable grâce à l’équipe d’animateurs et d’animatrices enthousiastes et à un programme d’activités incroyable à bas prix pour les parents.

5 – Nos voisins du quartier des Érables, qui ont partagé solidairement avec nous depuis des années la surveillance des enfants, beau temps mauvais temps.

6 – L’école primaire De-Léry de Beauceville. C’est la plus grosse école de la Beauce et ça me faisait un peu peur au début pour mes filles, mais quel bel encadrement, quelle implication de son personnel. Coup de cœur absolu pour sa prof d’arts, madame Claudia, qui a fait réaliser tant de belles œuvres à nos filles. Coup de cœur pour les enseignants engagés qui ne comptent pas les heures afin de produire chaque année le spectacle de Jeunes Talents, où Agathe a pu chanter sur une vraie scène lors de trois éditions. Coup de cœur pour le service de garde, où l’accueil est personnalisé malgré le grand nombre d’enfants présents chaque jour. Mes filles sont tristes de vous quitter, et je l’avoue, moi aussi…

7 – Notre chère gardienne Suzanne de Saint-Victor et son mari Grégoire. Merci d’avoir élevé nos filles avec amour, comme des membres de votre famille. Vous ferez toujours partie de la nôtre.

8 – Mes commerces préférés en Beauce:

  • La papeterie Debb de Beauceville, son sympathique propriétaire Yvon et ses employés accueillants. On y trouve une sélection et des prix à compétitionner le géant canadien que je ne nommerai pas, mais tellement plus plaisant de s’y arrêter!
  • Le poste d’essence Paquet en haut de la côte de l’hôpital à Beauceville. Propriétaire et employées vraiment sympathiques, qui te mettent ton gaz avec le sourire même à moins 30!
  • La boutique Vickie du carrefour Saint-Georges et ses vêtements exclusifs.
  • Le Rock Café de Saint-Georges, pour son menu et son ambiance. J’aurais aimé y aller plus souvent (mais c’est plate prendre de la bière et conduire…)

9 – La saison des érables en Beauce, un incontournable. Quel bonheur de voir notre voisin monsieur Longchamps venir installer des chaudières à nos érables chaque mois d’avril, de s’enquérir auprès de lui « si ça coule beaucoup » et de participer à la partie de sucre du voisinage qu’il organise chaque année. Sans parler de mon mari qui se faisait donner par ses élèves des cannes et des cannes de sirop… Depuis 10 ans, on n’a pas acheté un sac de sucre!

10 – Notre beau grand jardin, lieu expérimental et zen.

11 – La tristement fermée Auberge des Moissons de Vallée-Jonction, décor de rêve de notre mariage en plein-air, un jour d’été ensoleillé de 2011.

12 – La ponctualité des Beaucerons. Ça m’a pris plusieurs retards pour comprendre😉

13 – Les opportunités de travail variées que j’ai pu saisir en 10 ans en travaillant dans une commission scolaire de région. Malheureusement, le travail se fait plus rare dans le secteur que j’ai choisi… ce qui explique en bonne partie notre départ. Quand même, j’ai vécu des expériences enrichissantes sur le plan professionnel à la commission scolaire de la Beauce-Etchemin.

14 – Mes élèves de la formation générale des adultes, pour votre persévérance à terminer votre secondaire malgré vos difficultés. Il y en a beaucoup que je n’oublierai pas, de Beauceville à Sainte-Justine à Saint-Georges en passant par Lac-Etchemin. C’est vous qui m’avez inspirée à tenir le coup malgré la précarité de mon emploi.

15 – Mes élèves immigrants à qui j’ai eu le bonheur d’enseigner la francisation à l’éducation des adultes. Particulièrement les travailleurs temporaires du Costa-Rica et autres pays d’Amérique Latine, et mon groupe d’élèves originaires de la Tunisie. Vous m’avez fait enrager parfois avec votre manque de ponctualité, mais j’ai eu tant de plaisir en votre compagnie. Je ne vous oublierai jamais et je vous souhaite d’être heureux ici.

16 – Mes collègues de l’éducation des adultes. J’ai apprécié votre ouverture d’esprit et votre sincérité et je repars riche de plusieurs amitiés…

P.S.: Enflez-vous pas trop la tête, les Beaucerons… à venir sur mon blogue: Pourquoi je préfère la ville à la campagne.😉

Leçons de la résidence


Quand j’ai accepté d’aller donner des cours de « Cerveau actif » dans une résidence pour personnes âgées, ça n’était pas parce que ça m’intéressait. La vérité, c’est que je manquais de travail, et que j’étais un peu désespérée. Je n’ai jamais aimé les résidences pour personnes âgées. J’ai toujours trouvé que c’est des endroits déprimants, même si on essaie de leur donner des noms tels que Villa du Bonheur, Jardins Ensoleillés ou Manoir du Bel Âge.

Quand même, j’ai accepté de bon cœur ce travail que me proposait mon employeur, me disant que cette expérience aurait sans doute beaucoup à m’apprendre. J’étais loin de me douter de ce que j’en retirerais, au terme de 8 mois de visites hebdomadaires à celles que j’ai surnommées affectueusement « ma gang de grand-mères ».

Tout d’abord, j’ai pris une grosse dose d’humilité lorsqu’après 4 cours, la moitié de mes élèves se sont levées en bloc, disant qu’elles ne reviendraient plus à mon cours, parce que je me pensais dans un cours d’université. J’essayais de leur donner des stratégies de mémorisation, tel que suggéré dans le programme qu’on m’avait remis. Dès lors, j’ai adapté mon enseignement, et on a fait ce qui leur plaisait pour le reste de l’année: des activités amusantes pour les distraire le jeudi après-midi.

Malgré mes efforts, au moins une fois par semaine, l’une de mes activités ne passait pas la barre, parfois critiquée avant même qu’on ait commencé! J’ai vite réalisé que les personnalités des femmes âgées sont bien affirmées. Elles n’ont plus rien à perdre, et surtout pas de leur temps, malgré ce qu’on pourrait croire.

Une autre préconception fausse que j’avais, c’est que les personnes âgées sont toutes nostalgiques, et que les activités référant « au bon vieux temps » leur plairait. Or, certaines de mes élèves me coupaient vite en affaire: « Parler du passé, ça ne m’intéresse pas! As-tu autre chose à proposer? »

Le passé refaisait surface en d’autres circonstances.

Comme quand l’une de mes « élèves » nous a lu un texte qu’elle avait écrit en imaginant les paroles de son mari, cloué au lit et incapable de s’exprimer dans sa fin de vie. Mes larmes se sont jointes aux siennes, mais les autres vieilles sont restées les yeux secs, ayant probablement vécu trop de misères semblables.

Comme quand je leur ai demandé comment elles allaient fêter Noël. J’ai bien compris que ce n’est pas drôle, fêter Noël en résidence. Même si on leur organise une fête quelques jours avant le 25 décembre, c’est plutôt la tristesse que j’ai lu dans leurs paroles, dans le regret des Noël où elles recevaient toute leur famille.

Comme quand une d’elles m’a confié qu’elle appréhendait la visite de ses deux filles vivant au loin. « Deux semaines, c’était bien trop long, c’est plate ici, et je n’ai plus la santé que j’avais… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire avec elles? » Elle m’a rappelée ma grand-mère, qui ne souhaitait pas recevoir de visite rare à l’hôpital, ne voulant pas qu’on la voie ainsi diminuée.

En fait, chacune à sa façon me rappelait l’une ou l’autre de mes défuntes grand-mères. Souvent, j’ai eu l’impression que ces dernières étaient là, à me dicter la voie à suivre pour satisfaire mes élèves les plus surprenantes en carrière.

J’ai compris qu’elles me seraient fidèles et reviendraient au cours semaine après semaine si je leur montrais du respect, si je m’assoyais à la table avec elles plutôt que de me tenir debout en avant, et si on avait au moins quelques bons rires à chaque fois. J’ai pris le temps de les connaitre, de les écouter, de parler avec elles avant et après le cours. Je me suis beaucoup attachées à elles.

Je n’aime pas les résidences plus qu’avant. En fait, je suis persuadée plus que jamais que je ne voudrais pas finir ma vie dans ce genre de milieu. Peut-être que je me trompe, mais aucune de mes grand-mères adoptives ne semble vraiment heureuse d’y être, même si on y prend bien soin d’elles. Elles paraissent plutôt résignées. Ont-elles choisi d’y aller, de peur de déranger leurs enfants, ou ne souhaitant pas s’éloigner d’où elles ont toujours vécu? C’est possible. Peut-être aussi qu’elles n’ont pas eu le choix.

Avant cette expérience, j’avais un peu de mal à m’imaginer prendre un jour la décision d’accueillir l’un de mes parents chez moi. Je me sens déjà débordée et souvent fatiguée, avec ma famille et mes propres problèmes de santé. Mais maintenant je sais que le moment venu, je leur ouvrirai les bras.

C’est ça que j’avais à apprendre, finalement.

Lever le voile sur ma réalité: un an après mon accident à la tête

Quand on subit et peine à se remettre d’un troisième traumatisme crânien léger, on se rend vite compte que la science a ses limites, que son médecin de famille nage en eau trouble, et que la panoplie de spécialistes qui gravitent autour des joueurs de hockey ne font pas légion pour une mère de famille anonyme. Si bien qu’on finit par vouloir passer à autre chose, à prétendre que tout est entré dans l’ordre et à continuer sa vie. Est-ce la blessure physique subie au cou qui me fait vivre des douleurs quotidiennes depuis un an? Est-ce un syndrome post-commotionnel chronique? Honnêtement, je dirais un peu des deux, et je ne chercherai plus de médecin pour m’aider à y voir plus clair. Je ne consulterai plus de physiothérapeute pour essayer de me débloquer le cou, parce que ça ne marche qu’une fois sur deux, et parfois, ça empire la situation. Non, je vivrai avec mon mal, pour le meilleur et pour le pire.

Mon mal?

Douleur chronique à la tête, sous forme de pression qui s’amplifie parfois à en monopoliser toute mon attention, à me saper la concentration.

Hyperacousie, qui est une hypersensibilité aux bruits aigus ou forts, qui me sont extrêmement douloureux à entendre, et peuvent me déclencher un mal de tête en moins de deux. Parfois, je me dis -même si j’ai tort- que j’aimerais mieux être sourde.

Anxiété, qui se présente sous diverses formes: manque de résistance au stress (je perds vite tous mes moyens, alors que je suis une ex-superperformante) et phobies diverses, presque toutes reliées à la peur de subir un nouveau choc à la tête: peur de me cogner, peur des ballons, peur des bousculades, peur des chutes, évitement des endroits bruyants.

Fatigue, qui se pointe plus vite le bout du nez. Quand on a eu mal toute la journée, on n’a plus d’énergie pour rien. Moins d’énergie pour ses enfants, moins d’énergie pour les défis professionnels, moins d’énergie pour les loisirs. Que de moments de découragement j’ai vécus les mercredis de cette année, en route vers mon cours du soir de Sainte-Justine, à conduire la longue route et devoir aller animer pendant 3 heures, alors que je me sentais déjà épuisée par la douleur depuis des heures.

Psychologiquement, il y a des hauts et des bas. Il y a ces merveilleuses journées sans mal, où on réussit à oublier les autres jours et à vivre une vie normale.

Et il y a ces autres jours. Ceux ou tranquillement la douleur s’installe. Et ceux où on se réveille avec un mal de tête déjà envahissant.

Pour les autres qui nous voient aller, tout est normal, car on ne passe pas son temps à se plaindre. C’est vivable et la vie continue. Il faut savoir jongler avec l’ignorance de ceux qui nous entourent, inconscients de notre réalité. Il faut savoir dire non au patron qui en demande plus, alors qu’on est déjà à bout de souffle, alors que tout le monde continue à courir. Il faut savoir se pardonner d’avoir été impatiente avec les enfants, parce qu’on a déjà tout donné au travail. Il faut accepter d’être la mère la plus plate du quartier, celle qui met tout le monde dehors quand l’une des petites amies se met à crier de façon trop stridente malgré les avertissements.

Il y a le deuil des activités qu’on aimait: le ski, les folles glissades sur la neige en hiver, les manèges extrèmes dans les parcs d’attractions, et tout ce qui implique un peu trop de vitesse et de brassage. Faire le deuil d’être la maman cool qui est capable de faire tout ça avec ses enfants.

Il y a ce besoin de calme, de zénitude, de silence. La difficulté à supporter les heures de pratique de son mari musicien. La difficulté à supporter les jeux trop joyeux des enfants. La tristesse, parfois, d’avoir l’impression de les empêcher de vivre.

Il y a, enfin, ce long travail d’acceptation de ce que ma vie est devenue, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur?

La vie continue avec, aussi, tout ce qu’elle a de plus beau à offrir.

5 unexpected things I learned while doing the Wellness Bucket Fitness Challenge

Version française de cet article

March is coming to an end, and so is the 30 day Challenge to which I registered a month ago. Like a lot of amazing things in life, I found out about the Wellness Bucket Fitness Challenge through a series of domino-like discoveries. Its founder, Mike Goncalves, is a member of the Live Your Legend Facebook group that got me back in to blogging recently. When he posted an article about his upcoming 30-Day Challenge, I thought: « Why not? »

I looked at the schedule of challenges and there seemed to be enough in it to get me interested. Some physical, like complete 100 squats or 5 minutes of abdominal planking; some global, like meditating for 15 minutes or writing your bucket list and some dietary, like drinking a green smoothie. The mix of the three made it appealing. Now, last year, I injured my head in a bad ski accident, and I have been afraid of exerting myself. I saw the Challenge as a good oportunity to get me out of my comfort zone. Also, even before my injury, I was never really the active type. But since the accident, I have had a dream: to walk the 800 km of the Compostelle Pelgrimage in France and Spain. Somehow, therefore, I have to get back in shape.🙂

To increase my motivation and make it more fun, I got my husband to do the Challenge with me. We had a lot of fun completing all of the challenges together and it gave us something to share other than the raising of our children and house maintenance work😉 We had a quick look at the schedule before signing up, and never looked at it again. We prefered to have a « surprise » every morning with Mike’s email and the details of the Challenge of the Day.

What I got from it was so unexpected that I felt I had to write about it and use the oportunity to thank Mike🙂

So here it comes:

1- If you make something a priority, you will ALWAYS find the time. It was so amazing for me to realize that on my biggest workday of the week, I could suddenly find time to WORK OUT TWICE!!! Of course, my first reaction on the morning of Day 16 was: « Oh no! How am I going to fit that in?? » But I did. And I found time for every challenge. I realized that whatever goal I set, if I make it a priority, there will always be time. Only I can make it happen!

2- Getting out of your comfort zone might be alot more fun than expected. Who would have known I would ever enjoy a Saturday night at the municipal pool? I am talking about a cold Saturday night, where I would have prefered to sit in front of the fire and drink a glass of wine… Instead, we got in the car and headed to the cold pool. I don’t like the municipal pool. My kids would tell you that I would rather go to the dentist!!! In fact, when I take them to the pool, while they play in the water, I sit in the stands with a book, fully dressed. So beleive it or not, I swam 16 lenghts, it was not so cold, and I actually had a pretty good time! I was sooooo proud of myself for doing it! And you know what? The glass of wine in front of the fire, after the pool, was so much better! And for the challenges that were not actually fun, like the 7-minute cold shower, the feeling of pride afterwards was just that much greater.

3- Sharing your goals publicly will help you accomplish them. On Day One, we had to write down our personal goal and share it on the Wellness Bucket Challenge page. I was hesitant to write « Go for a walk every day ». I thought if I wrote it, I would have to do it. But if I did not write and share it, it would be up to me to go if I had time. I didn’t want to put too much pressure on myself. But I did write it and I couldn’t be happier. In fact, my daily walk allowed me to enjoy the I-cant-wait-for-the-winter-to-end month of March. Now, I‘m in a routine I previously found hard to fit in as a full-time working mother and wife.

4- Having an accountability partner really helps to achieve goals. Everyday, I shared on the Wellness Bucket FB page my success with each challenge. And everyday, Mike took time to respond and give me some feedback. If I had just printed the schedule and started the challenge on my own, without reporting to anyone, I would have probably quit on day 15 (the cold shower day!) or simply found other priorities in the first week. Mike, as an accountability partner, you are AWESOME!

5- Being told you are awesome really IS AWESOME! I have been working as a teacher for over 20 years, and raising my children for almost 10 years. I know how important it is to boost the self esteem of your students or your children, but for the first time I really experienced the effects of daily positive reinforcement. Not just being told « Keep up the good work » but actually « You are awesome« . I think I got addicted to it, and I don’t really want the 30 Day Challenge to end…😉 Thanks to Mike, I promised myself to tell more people more often that they are awesome: my kids, my students, my husband, my family, my friends, and anyone who shows some awesomeness! I already started with my kids and can see the effect of it in their eyes.

I hope that this post has inspired you to join in the next Challenge on your path.🙂

Thanks to Mike Goncalves for a month of personal growth, you are AWESOME!

And thanks to my lovely husband for achieving it with me, and proofreading my first-ever blogpost in English (another challenge)! You are AWESOME too! ;)

For more details about the 30 Day Wellness Bucket Challenge, visit thewellnessbucket.com

5 choses inattendues que j’ai apprises lors du défi 30 jours Wellness Bucket

Mars tire à sa fin, tout comme le défi-fitness de 30 jours auquel je me suis inscrite il y a un mois. Comme bien des choses extraordinaires, j’ai découvert le Wellness Bucket 30 days Fitness Challenge un peu par hasard. Le gars qui organise ça via son site web, Mike Goncalves, est membre de mon groupe de blogueurs Live Your Legends, grâce auquel je me suis récemment remise à écrire. Quand il a publié un article sur le défi qu’il proposait, je me suis dit: « Pourquoi pas? »

Au premier coup d’oeil, le calendrier des défis – un par jour, tout le mois de mars- comportait un bon équilibre entre des petits défis physiques (comme faire 50 redressements assis, ou monter 200 marches d’escaliers), alimentaires (manger 3 salades dans une journée, boire un smoothie vert) et de santé globale (méditer 15 minutes, faire sa bucket liste, et quelques autres). L’équilibre de tout ça m’a attirée, moi qui ai un peu peur de l’activité physique depuis mon accident de ski de l’an passé. Et puis de toute façon, même avant l’accident, je n’étais pas du type sportive… sauf que j’ai depuis quelques mois le rêve de faire la marche de Compostelle, alors si je veux me rendre à 800 km à pied, aussi bien commencer à me mettre en forme!

Pour augmenter ma motivation et rendre le tout plus agréable, j’ai réussi à convaincre mon mari de participer avec moi. Compléter ensemble ces défis nous a fait du bien et permis de partager autre chose que le ménage et la gestion des enfants! Chaque matin dès le réveil, pendant tout le mois de mars, j’ouvrais mon courriel à la première heure pour découvrir le défi du jour. On en a vu de toutes les couleurs! À ma grande surprise, j’ai retiré beaucoup plus que des bénéfices santé… Voici donc 5 choses précieuses et inattendues que j’ai apprises lors de ce défi…

1 – Si tu décides d’une priorité dans ta vie, tu trouveras TOUJOURS du temps pour elle. Quelle découverte incroyable, que lors de ma plus grosse journée de travail de la semaine (où en plus de planifier des cours et d’enseigner, je dois faire beaucoup de route), j’ai réussi à me caser DEUX séances d’exercices!!! Bien sûr, ce matin-là, en voyant mon défi de la journée, j’étais un peu décontenancée. Mais j’ai adapté mon emploi du temps pour y arriver. J’en retire une grande leçon à appliquer dans mes projets personnels futurs: si on veut, et si c’est important, on peut toujours trouver le temps.

2- Sortir de sa zone de confort peut être beaucoup plus agréable que prévu. Qui aurait cru que je prendrais un jour plaisir à passer mon samedi soir à la piscine municipale de Beauceville? Honnêtement, je ne soupçonnais même pas que ça soit ouvert!😉 Je vous parle d’un samedi soir frisquet du mois de mars, où tu as plutôt envie de demander à ton mari de te faire un feu dans la cheminée et de rester collée au chaud avec une petite coupe de vin! Au lieu de ça, samedi dernier, j’étais dans la piscine froide à faire des longueurs! Moi qui déteste la piscine municipale, et qui dis même à mes enfants que j’aimerais mieux aller chez le dentiste… Hé bien vous savez quoi, l’eau n’était pas si froide, et j’ai même été surprise d’avoir du plaisir! Et pour les défis où c’était vraiment trop difficile d’apprécier le moment présent (comme la fameuse journée de la douche froide de 7 minutes), le sentiment de fierté ressenti après n’avait pas son pareil.

3-Partager publiquement ses objectifs aide à leur accomplissement. Au jour 1 du défi, il fallait publier sur la page de ce dernier notre objectif personnel. J’ai hésité à écrire: prendre une marche chaque jour, en plus du reste. J’avais peur de m’en mettre trop sur les épaules. Je me suis dit que je pourrais me donner ce défi sans en parler… et ne pas aller marcher si ça m’en demandait trop. Mais je l’ai écrit, et je l’ai donc fait. Sous la neige, sous la pluie ou sous le soleil, tous les jours. Et ça m’a fait apprécier mon mois de mars, cet interminable dernier long mois d’hiver!

4- Avoir un « partenaire d’engagement » aide à réaliser ses objectifs. Les anglophones appellent ça un « accountability partner »: une personne envers qui on s’engage à réaliser ses objectifs, et qui s’assure chaque semaine qu’on n’a pas abandonné la partie. C’est évident, il est plus facile de s’abandonner soi-même que d’abandonner les autres… Ainsi, chaque jour, je devais publier que j’avais réussi le défi sur la page facebook du Wellness Bucket. Chaque jour, j’avais un petit feedback de Mike, l’organisateur. Si j’avais simplement décidé de faire le défi sans personne à qui me rapporter, pendant tout le mois de mars, aidée du simple calendrier des événements et de ma bonne volonté, je suis pas mal certaine que le jour 15 aurait eu raison de moi (le jour de la douche froide de 7 minutes!!!), ou que j’aurais tout simplement trouvé des excuses pour m’esquiver dès la première semaine.

5- Se faire dire qu’on est extraordinaire, C’EST EXTRAORDINAIRE! Je travaille depuis 20 ans dans l’enseignement, et je suis mère depuis près de 10 ans. Je connais l’importance de l’estime de soi, mais c’est la première fois que je passe un mois à me faire dire chaque jour comme je suis extraordinaire! Mike n’y allait pas juste de « Bravo! Continue comme ça! » Il rajoutait toujours: « You are AWESOME Sophie! » Vous savez quoi, le défi se termine aujourd’hui, et je pense que ça va vraiment me manquer! J’en retire une leçon et je me suis fait une promesse: dire plus souvent à plus de gens comme ils sont extraordinaires: mes enfants, mon mari, mes amis, ma famille, mes élèves, et toute personne qui le mérite!😉 J’ai déjà commencé avec mes enfants, et c’est beau de voir l’étincelle que ces simples paroles peuvent produire dans leurs yeux.

Je termine avec un gros merci à Mike Goncalves, pour ce mois de croissance personnelle. C’est parce que je voulais qu’il puisse lire mon article que je l’ai d’abord rédigé en anglais (un autre défi!). Mike, tu es extraordinaire!

Merci aussi à mon extraordinaire mari, qui a relevé tous les défis avec moi. Nous formons vraiment une équipe extraordinaire!😉

Pour en savoir plus sur Wellness Bucket 30 Day Fitness Challenge, visitez thewellnessbucket.com